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Petit point de vocabulaire : la racine

Mots-clefs : Régulation |

par Aurélien BAMDE , le jeudi 4 novembre 2010

Lorsque l’internet pouvait encore être qualifié de simple réseau local, longue et fastidieuse était l’opération – désormais banale – consistant à se connecter à un ordinateur distant. A l’époque, les noms de domaine n’existaient pas encore. Aussi, pour accéder aux ressources d’une machine fallait-il taper son adresse IP, soit une suite de nombres relativement difficile à mémoriser. Ajoutée à cette difficulté, se posait par ailleurs la question du manque de fixité de ces adresses IP, car leur attribution n’est pas définitive. Lorsqu’un ordinateur se connecte au réseau, son adresse IP peut en effet varier d’une connexion à l’autre. Un système de nommage reposant sur les seules adresses IP serait par conséquent susceptible de mettre en péril la connectivité du réseau, puisque celle-ci dépendrait de la capacité des utilisateurs, des serveurs et des tables de routage à se mettre à jour. Or compte tenu de l’instabilité des adresses IP, la viabilité d’un tel système serait quasi nulle. En intégrant, en revanche, au système d’adressage de l’internet, un système de nommage reposant sur une logique sémantique, peu importe que l’adresse IP de la machine connectée au réseau fluctue, dans la mesure où le nom de l’ordinateur alphanumérique reste quant à lui inchangé. Pour toutes ces raisons, les architectes du réseau ont imaginé, dans les années soixante-dix, un système permettant de nommer les ordinateurs par des caractères alphanumériques, de manière à ce qu’il ne soit pas besoin de taper à chaque fois une nouvelle adresse IP pour y accéder. Pour ce faire, c’est un gigantesque annuaire numérique qui a été créé, lequel est constitué d’une liste unique de correspondances entre toutes les adresses IP des machines connectées au réseau et les noms qui leur sont associés. Cette liste constitue ce que l’on appelle l’espace de nommage.

Malheureusement, très rapidement, cet espace est devenu trop petit pour satisfaire la demande en adresses numériques de l’ensemble de la communauté formée par les internautes. C’est pourquoi, un nouveau système a été façonné, système plus connu sous le nom de DNS (Domain Name System). Ce système d’adressage consiste en la division de l’espace de nommage en « sous-espaces », appelés zones. Plus précisément, la base de données contenue à l’époque dans un seul fichier (host.txt), s’est vue divisée en autant de fichiers qu’il y a de zones. Les fondateurs du DNS ont alors pu édifier une architecture dans laquelle chaque zone est associée à un ordinateur hôte faisant office de serveur, un logiciel de résolution de noms et un fichier-zone à l’intérieur duquel on retrouve le binôme : adresse IP-nom alphanumérique. Pareillement à une adresse postale composée d’un nom de pays, d’un code postal, d’un nom de ville, d’un nom de rue et enfin d’un numéro, à chaque zone est affectée une partie de l’adresse numérique. Il en résulte que chacune des différentes zones entretient un rapport hiérarchique avec la zone qui lui est inférieure ou supérieure, l’ensemble des zones réunies formant une arborescence. Jon Postel, fondateur de cet ouvrage, a recours à la métaphore d’arbre inversé pour décrire son système, arbre inversé au sommet duquel se trouve une zone unique reliée à des zones inférieures dites de haut niveau (Top Level Domain), lesquelles sont à leur tour reliées à des sous-zones, dites de deuxième niveau etc. Ainsi, le système DNS repose-t-il sur une architecture complètement centralisée en un point : c’est ce point que l’on appelle racine.